Lara revient donc, mais elle a radicalement changé. Ce n'est pas seulement à cause du bond technologique accompli depuis deux ans. Certes la belle est passé d'un corps fait non plus de 500 polygones mais de 5000 polygones, certes les performances des machines, entre l'arrivée de la PS2 et le saut de puissance des PC, ouvrent de nouvelles perspectives graphiques, mais la vérité est ailleurs. Lara est plus belle que jamais, mais aussi plus sombre. Sa silhouette s'est affiné, ses traits se sont tendus. Elle est plus femme, moins fantasme. Pour un peu, on croirait apercevoir quelques cernes sous ses yeux. La Lara 2002 a quelque chose de sombre, de gothique en elle. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si Eidos a choisi pour l'incarner, Jill De Jong, un mannequin moins plantureux. En affrontant la mortn Lara est devenue adulte pour le meilleur et pour le pire.
